Le mystère entourant la disparition du sous-marin Titan au large de la côte est américaine a suscité une vive inquiétude parmi les experts maritimes et les passionnés d’exploration sous-marine.

Nos contenus vous plaisent ? Soutenez notre duo de journalistes passionnés en regardant une courte publicité !
ifremer la seyne titanic

L’Ifremer à la Seyne-sur-Mer  / Jean Jary ancien directeur de l’ifremer- CREDIT : Maps

Parmi les cinq passagers à bord se trouvait Paul-Henri Nargeolet, un ancien officier de marine et spécialiste renommé de l’épave du Titanic. Alors que les opérations de sauvetage sont en cours, Jean Jarry, ancien directeur de l’Ifremer, partage ses impressions et révèle ses récents échanges avec Nargeolet.

Jean Jarry de l’Ifremer a eu l’occasion d’effectuer des expéditions à des profondeurs impressionnantes de 9 000 mètres, est bien conscient des conditions extrêmes auxquelles l’équipage du sous-marin pourrait être confronté. Dans une interview accordée à France 3 Toulon, Jarry a décrit les contraintes qui pèsent sur les occupants du sous-marin. Il évoque notamment le froid glacial qui règne à de telles profondeurs, l’épuisement prévisible des batteries et les efforts nécessaires pour économiser l’oxygène.

Selon Jany Jarry ancien directeur de l’Ifremer, les passagers du sous-marin doivent également faire face à une lumière minimale, une atmosphère très humide et une angoisse palpable. Pour préserver leur oxygène, ils sont contraints d’adopter une position fœtale immobile et de réduire au maximum leur consommation d’oxygène. Les conditions à l’intérieur du sous-marin sont décrites comme étant très difficiles, voire oppressantes.

Le sauvetage de l’équipage du Titan représente un défi de taille. Jarry évoque un précédent tragique datant de 1973, lorsqu’un sous-marin s’est retrouvé coincé à 500 mètres de profondeur dans l’Atlantique Nord. Les secours étaient parvenus à les sauver in extremis après trois jours et demi, mais cette situation était bien moins complexe que l’intervention envisagée à 4 000 mètres de profondeur. Le robot Victor 6 000, qui est déployé sur le lieu du naufrage, devra d’abord localiser le sous-marin, une tâche dont la durée est incertaine.

Une fois localisé, le défi sera de remonter le sous-marin à la surface. L’Ifremer a déjà réussi à remonter des objets lourds du Titanic, mais cela nécessitait l’utilisation de nombreux flotteurs et plusieurs jours de travail intensif. Malgré les efforts déployés par les équipes de secours, le temps joue contre eux.

Au cours de la journée du mercredi 21 juin, des secouristes ont affirmé avoir entendu des bruits réguliers dans les environs de l’épave, suggérant ainsi la présence de l’équipage à bord du Titan. Cette technique ancestrale consiste à frapper sur la coque pour signaler leur présence, et elle pourrait aider à réduire la zone de recherche.

Alors que les opérations de sauvetage se poursuivent avec une intensité croissante, l’espoir de retrouver l’équipage du Titan demeure. Les efforts conjoints des garde-côtes américains et de l’Ifremer reflètent l’importance de la coopération internationale dans de telles situations d’urgence. Tous les regards sont tournés vers les profondeurs de l’océan, dans l’attente d’une nouvelle qui ramènera la lumière et l’espoir aux proches de l’équipage disparu.