Dans la nuit du 27 août 2023, un incident tragique s’est produit à Solliès-Pont, dans le Var. Un militaire a été violemment agressé par des vigiles d’une boîte de nuit, entraînant sa mort quelques jours plus tard. Une enquête est en cours et plusieurs personnes sont en garde à vue.

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Le QG Solliès-Pont – CREDIT : Var Actu

Le drame de la nuit

Un militaire a été violemment frappé par deux vigiles de la boîte de nuit “Le QG” à Solliès-Pont, suite à une altercation verbale. Laissé inconscient sur la chaussée, son corps a été déplacé et caché entre des véhicules stationnés par un groupe de quatre personnes, dont trois vigiles et un client de l’établissement.

Les secours égarés

Un témoin a alerté les secours, mais à leur arrivée, ils ont été orientés dans une mauvaise direction par l’un des vigiles. Ils sont repartis sans avoir pu prendre en charge la victime. Celle-ci a finalement été transportée par cinq autres militaires à leur unité.

Décès et enquête

Le lendemain, la victime a été prise en charge par les secours et hospitalisée à l’hôpital Sainte-Anne, où il est décédé le 1er septembre. L’autopsie a révélé un traumatisme crânien avec hémorragie cérébrale diffuse. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie départementale de La Valette-du-Var.

Gardes à vue et charges

Huit personnes ont été placées en garde à vue, dont les trois vigiles de l’établissement. Deux d’entre eux ont reconnu avoir frappé la victime. Les quatre personnes ayant ramené la victime à son unité sans avoir prévenu les secours ont également reconnu les faits. Ils sont déferrés devant le juge d’instruction de Toulon pour divers chefs d’accusation, notamment “violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner” et “non-assistance à personne en danger”.

Conséquences administratives

Une enquête préliminaire a également été ouverte en raison de l’absence d’agrément du centre national des activités de sécurité privée des vigiles de l’établissement. La préfecture du Var a engagé une procédure administrative qui pourrait conduire à la fermeture de l’établissement pour une durée de 6 mois.

Ce tragique incident soulève de nombreuses questions sur la sécurité dans les établissements de nuit et la responsabilité des vigiles. L’enquête en cours devra établir les faits et les responsabilités de chacun dans cette affaire qui a coûté la vie à un militaire.