À Velleron, les pompiers ont simulé un séisme de magnitude 7,2 pour un exercice d’entraînement, renforçant leurs compétences pour les interventions internationales.

faux séisme

faux séisme – CREDIT : VarActu

À Velleron, les pompiers des sept départements de la zone Sud se sont récemment confrontés à un exercice d’entraînement grandeur nature, simulant un séisme de magnitude 7,2. Ce scénario, organisé pour maintenir leur certification ONU, visait à préparer les équipes à intervenir lors de catastrophes internationales.

Un exercice intensif de 36 heures

L’exercice s’est déroulé sur une période de 36 heures, mobilisant 90 pompiers des équipes de sauvetage déblaiement des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône, du Bataillon des Marins pompiers de Marseille, de l’Hérault, des Pyrénées-Orientales, du Tarn et du Vaucluse. Le scénario fictif situait l’action dans un pays imaginaire, le Bartan, touché par un séisme. La coordination internationale des secours avait été établie à la caserne de Velleron, tandis que les recherches de victimes se déroulaient à l’ancien hôtel désaffecté de la commune, le Zoom, transformé pour l’occasion en discothèque.

Des situations réalistes et complexes

Les pompiers ont été confrontés à divers défis simulés, notamment des victimes coincées sous des décombres et des véhicules écrasés. L’une des victimes, représentée par un mannequin, avait la jambe bloquée sous une épave, nécessitant une amputation simulée. Pour rendre l’exercice aussi réaliste que possible, les secouristes ont utilisé un os de porc pour pratiquer l’amputation. Un petit bloc opératoire a été monté sur place, illustrant la capacité des équipes à apporter des soins d’urgence en milieu hostile.

Technologies et méthodes de pointe

Les recherches ont été assistées par cinq chiens spécialisés dans la détection de victimes, dont un malinois particulièrement efficace. Les équipes ont utilisé des caméras reliées à des fils pour établir le contact avec des personnes bloquées dans des zones inaccessibles. Ces techniques avancées permettent de localiser et de secourir des victimes dans des conditions extrêmes.

Objectifs et résultats de l’entraînement

L’objectif principal de cet entraînement était de perfectionner les pratiques des équipes de sauvetage, tout en respectant les critères d’autosuffisance en eau, électricité et nourriture imposés par les Nations unies. Durant l’exercice, les équipes ont alterné toutes les huit heures, assurant une présence continue sur le terrain. Les repas, comprenant des rations de couscous et de saumon aux petits légumes, ont été pris sur place pour simuler les conditions réelles d’intervention.

Engagement et expertise des pompiers

Les pompiers de la zone de défense Sud démontrent leur engagement à travers ces exercices, se préparant à des déploiements rapides et efficaces en cas de catastrophes internationales. L’année précédente, des équipes vauclusiennes avaient déjà apporté leur expertise lors d’incendies au Chili et au Canada. Avec 94 pompiers spécialisés en sauvetage déblaiement, dont une quarantaine prêts pour des opérations extérieures, la zone Sud reste une force d’intervention de premier plan.