Le 5 avril 2019, Yannick Rosier décédait, mortellement atteint par trois coups de couteau. Les explications de l’accusé n’ont pas convaincu l’avocate générale.

Voiture de Police à Toulon – Crédit photo : Var Actu

Les faits ont eu lieu dans l’appartement de l’ex compagne de l’accusé. Vers 18h30, alors qu’elle se trouvait dans la cuisine, elle avait entendu Yannick crier le mot « arrête » à plusieurs reprises.
De retour dans le salon, elle avait vu Steve D’Ancona porter des coups violents à son ami. elle a tenté d’aller chercher de l’aide, mais elle a été rattrapée par l’agresseur en bas de l’immeuble.
Il la frappait au visage avant de prendre la fuite. Touché au cou et au thorax par trois coups de couteau, Yannick Rosier succombait rapidement à ses blessures.

Devant la cour d’assises du Var, l’accusé affirme avoir agi par légitime défense.

Et pourtant pour l’avocate générale : « Steve D’Ancona a donné la mort de façon intentionnelle. Rien dans ce dossier ne permet de soutenir la légitime défense. »
« L’intention homicide est manifeste. Seule la victime a subi des violences. M. D’Ancona évoque une bagarre, mais aucune lésion de défense n’a été relevée sur lui. » Contrairement à ce que le légiste a pu constater sur les mains de Yannick Rosier.

Reconnaissant une « jalousie maladive », il avait été contrarié de découvrir dans le salon de son ex-compagne un homme alors qu’il certifie être venu ce jour-là uniquement récupérer des vêtements et sa carte bancaire suite à leur séparation. « Un prétexte fallacieux » pour revenir chez Emmanuelle aux yeux de Me Jean-Claude Guidicelli.

27 ans de réclusion est requis contre Steve d’Ancona, une peine que Caroline Charpentier, la magistrate, souhaite voir assortie d’une période de sûreté des deux tiers.