Malgré la grève des aiguilleurs de la SNCF les 23 et 24 février, le trafic ferroviaire devrait rester “quasi normal”, avec des efforts de recrutement soulignés par l’entreprise.

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grève sncf – CREDIT : VarActu

Alors que les aiguilleurs de la SNCF s’apprêtent à suivre l’appel à la grève de Sud-Rail ce vendredi 23 et samedi 24 février, les voyageurs peuvent s’attendre à un trafic “quasi normal” malgré cette mobilisation. Cet arrêt de travail intervient une semaine après une grève des contrôleurs qui avait vu un train sur deux annulé sur les grandes lignes, suscitant l’inquiétude des usagers, notamment en cette période de “maxi-chassé-croisé” des vacances d’hiver.

Une mobilisation pour des revendications précises

Les aiguilleurs, au cœur de la régulation de la circulation ferroviaire, réclament notamment un “vrai plan massif d’embauche” et une revalorisation significative de la “prime opérationnelle de circulation”, passant de 60 à 300 euros. Ils demandent également une amélioration de l’organisation du travail, avec des plannings rendus plus prévisibles.

Des perturbations attendues mais limitées

Malgré le contexte de mobilisation, une source proche du dossier a confié à l’AFP que le trafic devrait rester “quasi normal” durant le week-end, avec quelques perturbations localisées envisageables. Cette relative normalité attendue soulève des questions sur la capacité de la grève à impacter significativement le trafic, Sud-Rail soulignant les efforts de la SNCF pour minimiser les répercussions de ces journées de mobilisation.

Les efforts de recrutement de la SNCF

Face aux revendications, SNCF Réseau, le gestionnaire d’infrastructure, met en avant ses efforts de recrutement, avec une augmentation notable du nombre d’embauches ces dernières années : de 508 en 2020 à 902 en 2023. Ces chiffres semblent témoigner d’une volonté de répondre aux besoins de main-d’œuvre et d’améliorer les conditions de travail.

Un impact sur les voyages de vacances ?

Cette grève survient en un moment crucial, où les trois zones de vacances scolaires se croisent, suscitant des inquiétudes quant à l’impact sur les déplacements des vacanciers. Néanmoins, les assurances d’un trafic majoritairement maintenu devraient rassurer ceux qui ont prévu de voyager par le rail ce week-end.

La SNCF et les syndicats semblent donc engagés dans un dialogue où les enjeux de qualité de service pour les usagers et de conditions de travail pour les employés se confrontent, dans un contexte où le système ferroviaire français fait face à des défis de modernisation et de satisfaction des besoins de mobilité.