Les sapeurs-pompiers du Var sont en grève pour revendiquer un meilleur suivi médical et de meilleures conditions de travail face aux risques professionnels accrus.

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pompiers varois grève – CREDIT : Var Actu

Depuis le 8 février, et ce jusqu’à la fin du mois, le Syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques, et spécialisés (SASPP-Pats) du Var a lancé un préavis de grève pour mettre en lumière les préoccupations majeures concernant le suivi médical des pompiers ainsi que leurs conditions de travail. Cette mobilisation fait écho à des préoccupations nationales sur les risques professionnels accrus auxquels sont confrontés les soldats du feu.

Des risques professionnels avérés

La diffusion du documentaire “La contamination à petit feu” sur France 5 a révélé la présence de produits chimiques, tels que les retardateurs de flamme, dans l’environnement quotidien. Ces substances, potentiellement cancérigènes, posent un risque particulier pour les sapeurs-pompiers exposés lors des interventions. Le documentaire vient corroborer les inquiétudes exprimées depuis longtemps par les pompiers du Var, confirmant les risques pour leur santé à travers des analyses sanguines et d’urine.

Revendications clés

Le syndicat SASPP-Pats du Var, représentant une grande majorité des 940 sapeurs-pompiers professionnels du département, revendique une amélioration significative du suivi médical. Actuellement, la fréquence des examens médicaux et leur portée semblent insuffisantes au regard des risques encourus. Les visites médicales, selon le syndicat, devraient inclure des examens approfondis tels que des radiographies pulmonaires et des analyses sanguines, ainsi qu’un soutien psychologique renforcé.

Un manque de reconnaissance des maladies professionnelles

En France, seul le cancer du nasopharynx est reconnu comme maladie professionnelle chez les pompiers, une situation bien en deçà des reconnaissances observées dans d’autres pays comme les États-Unis ou le Canada. Le syndicat plaide pour une reconnaissance élargie des cancers et maladies liées aux risques professionnels, s’appuyant sur des études épidémiologiques précises pour établir les liens entre l’exposition aux substances dangereuses et l’incidence des maladies.

Vers une spécialisation des missions ?

Outre les préoccupations sanitaires, le mouvement de grève soulève également la question de la spécialisation des missions. Avec l’évolution des interventions vers des opérations de plus en plus techniques, notamment le secours à la personne, les grévistes suggèrent une séparation claire des missions pour permettre une meilleure prise en charge des différentes urgences.

En quête de solutions

Alors que le mouvement se poursuit, les sapeurs-pompiers attendent des réponses concrètes de la part des autorités. La classification de leur profession comme étant à risque par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) renforce l’urgence d’engagements fermes pour améliorer la sécurité et les conditions de travail des pompiers.